logo ufcRéseau ferroviaire : Une politique d’investissements à remettre sur les rails


Alors que 5 millions d’usagers empruntent chaque jour des trains affectés de retards récurrents, l’UFC-Que Choisir a réalisé un bilan de la pertinence de la politique publique d’investissement dans le réseau. Et le constat est alarmant : le réseau dégradé est confronté à des difficultés de financement et de gouvernance qui altèrent la qualité de service pour les consommateurs, particulièrement sur les petites lignes. En conséquence, l’UFC-Que Choisir demande une relance des investissements sur le réseau, une gouvernance à même d’encourager des gains de productivité et un soutien aux lignes de desserte fine du territoire, pour un réseau ferroviaire apte à répondre à la demande des usagers.

 

L’état du réseau pèse sur les performances offertes aux usagers

 

La dynamique de croissance de la fréquentation ferroviaire s’essouffle ces dernières années. Et pour cause, la politique d’investissement menée depuis le début des années 1980 a privilégié l’extension du réseau au détriment de l’entretien des infrastructures existantes. Au début des années 1980, 1 000 km de voies étaient renouvelés, moins de 500 km l’étaient en 2005 (1), année où le signal d’alarme a été tiré. Le retard accumulé laisse un réseau vieillissant et fragile : en 2019, 23 % du réseau dépassait sa durée de vie optimale (2). Conséquence de cette dégradation, les ralentissements et les arrêts de circulation imposés allongent les temps de transport et pèsent sur la compétitivité du train par rapport à d’autres moyens de transport. Ainsi l’UFC-Que choisir estime qu’en 2018, les usagers ont perdu de l’ordre de 340 millions de minutes lors de leurs parcours en raison de défaillances d’infrastructures (3) !